broutilles l'abruti

"Pour le théâtre comme pour la culture, la question reste de nommer et de diriger des ombres (...) grâce au pouvoir anarchique du rire (...) blablabla (...) " (Artaud)

13 avril 2009

une foule, en haut à gauche sur le rond-point

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trois foules avec des cheveux noirs et du vent et de la neige et aussi d'autres problèmes

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12 avril 2009

beaux neumes

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Rosaline trempait dans un crime, aussi, elle songeait à s'évaporer... (2 ou 3 recherches, couleurs pas géniales évidemment)

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un peu comme Myrrha dans l'une des Métamorphoses d'Ovide, le crime ridicule de Rosaline et son parcours pour s'en défaire la conduira à se transformer en un arbre...

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11 avril 2009

évaporation, les traces noires font comme des végéteaux, si elle se transforme...

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10 avril 2009

Le temps qu'il fait

le temps qu'il fait, il le fait comme il veut. Si l'envie l'en prend, il le fait s'asseoir sur la ville, très bas. d'ailleurs souvent à Bruxelles, il le fait se mettre à genoux, et on peut voir toute son anatomie. Il le fait suer à grosses gouttes de sueurs froides : il le fait avoir peur. Lui est sadique et le temps est masochiste.

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champs de bataille vu de haut

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04 avril 2009

2 3 recherches pour "je suis une cuvette vide..."

...deux ou trois images. Le travail terminé, accompagné du texte, est à l'atelier.

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25 mars 2009

phrases à illustrer par hasard et dans le désordre

...un peu comme dans une expérience de Paul Cox, mais à 2 mains n'set-ce pas N., expérience évoquée quelque part sur son blog:

http://www.paulcox.centrepompidou.fr/

Les phrases devraient pouvoir se mélanger, et les images aussi, et ça donnerait peut-être quelque chose:

Sans la partie supérieure de l'individu, nous serions perdus

Les protagonistes réclament de plus en plus violement leur libération

pour le moment, ils jouent aux cartes

bien que le petite Chloé refuse de manger la mousse du bain

nous préférons nous promener de l'autre côté de la montagne

lorsque le vent souffle

cette situation nous plaît

et cette idée nous rend légers

en effet, le sol comporte des fissures

cependant, ce qui est important, c'est l'amour que Jean porte aux nuages

lui, se promène souvent dans le centre avec son chien. Il essaie d'imaginer ce que ce pourrait être, de manger des frites en lisant le Nouveau Testament

c'est toujours ce qu'il se passe quand Léonie refuse de quitter la grange

une nuée de volatiles s'est installée là où il fait chaud

mais le vent du nord arrive quand nous buvons

et le sol est gelé

notre rythme est soutenu. Seuls les animaux à poils peinent à nous suivre

je crois que mon ventre aimerait me dire quelque chose

son circuit interne produit parfois des étincelles

heureusement que tu es là

ainsi, même ce qui est fragile vit

c'est ainsi que le monde est né: enrhumé

mais

est-ce vraiment vrai?

quittons nous sur le champ

l'odeur des haricots verts me soulève le coeur

embrassons-nous quand même

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28 novembre 2008

Crise atmosphérique, article publié dans La Carrée n°1, journal des Beaux Arts!

J'ai un ami qui travaille pour la météorologie nationale. Il change tout le temps de couleur.

L'autre soir nous étions au café, la température était modérée et je le regardais lui devant son thé. Il semblait bien se porter, ses narines étaient légérement humides et ses yeux étaient bleus. Ses deux mains transparentes étaient tranquillement posées sur la table. Il se tenait droit, son corps était bien proportionné, ses membres s'équilibraient sans grande difficulté. Son souffle rose et léger sentait les liliacées. Les clients du café souriaient.

Mais brutalement l'eau de sa tasse de thé se fixe en buée sur ses lunettes. Puis cumulus. Ses yeux bleus virent au noir et ses joues roses au gris. Atmosphère: humide. Il retient ses larmes. Cumulonimbus. Ses yeux noirs ont grossi et ses joues grises aussi. Atmosphère: pesante. Sa chaise croule sous son poids. Il a mal. Atmosphère: suffocante. Son souffle se fait rare. Atmosphère : étouffante. Il est en apnée. Une vapeur épaisse s' echappe de sa peau noire. Il semble que sa température interne exagère.

Sans prévenir sa bouche se démesure et j'assiste à la naissance d'un petit cyclone à l'interieur. Pourvu que son système dépressionaire ne se propage pas, sinon cyclone généralisé et si cyclone c'est crise. Un grondement lointain... Il hurle. Le café surpris sursaute. Des sueures froides sur le dos des clients sans voix. Ca y est, il pleure à torrents. Pluie verglaçante. L'atmosphère personnelle de mon ami se répand dangereusement: malgrès la chaleur, la pluie, le verglas et le petit cyclone, nos voisins se précipitent vers le comptoir pour commander à boire. Précipitation générale. Ils boivent, ils pleurent, ils urinent, ils boivent, ils pleurent, ils urinent, le cycle du liquide, c'est inquiétant, se déroule trop rapidement. Bientôt le café c'est le chaos.

Au petit matin le bulletin de la météo déplore les événements de la nuit passée: « Crise atmosphérique. Dégats matériels importants, quelques blessés mais pas de morts »

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