broutilles l'abruti

30 décembre 2010

images du film Bonne année le Rideau

                           duo                                                                                                        

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logements itinérants

Recherche, pour un probable livre d'illustrations. Comment on peut vivre, ou ça, et est-il possible de vivre partout? Le territoire des uns, le territoire des autres, le territoire des autres uns, celui des autres autres, et celui des uns uns. Bientôt, des images.

 

…les moutons circulent autour de la maison. Je crois qu’ils ne pensent pas à rentrer à l’intérieur, même quand la porte est ouverte. Il y a plus de moutons que d’hommes ici. J’ai eu des voisins, mais je suis maintenant l’unique habitant du plateau. Les moutons sont là depuis environ cinq ans. Ils ont un gardien qui vient les tondre l’été, mais le reste du temps ils semblent livrés à eux-même. Je pense qu’ils ont été amenés là, mais je ne sais pas trop pourquoi, c’est bizarre, il n’y en avait jamais eu avant, on est pas à la campagne ici, c’est une sorte de zone ou les gens viennent pour se dégourdir les jambes, ni une forêt, ni la campagne, c’est un plateau, sans agriculture: c’est un troupeau de moutons sauvages. Il y a quand même un âne qui les accompagne, qui est très gentil. La plus part du temps, les clôtures électriques sont défoncées: les moutons trouvent toujours comment s’échapper. Je ne sais pas s’ils défoncent la barrière eux-même, en tous cas je ne les ai jamais vus faire… je me demande si ça n’est pas quelqu’un qui fait ça. En ce moment, ils sont occupés à tourner autour d’un massif, ou d’un arbre, tiens pour une fois ils sont à l’intérieur de l’enclos. Je les vois d’ici. Souvent, quand je me promène, j’essaie de les retrouver, je les pistes, parfois j’aperçois un touffe de poils blancs ou des crottes, et si elles sont fraîches.. enfin c’est surtout prétexte de longues promenades. Leur enclos change tout le temps de place, disons que l’enclos se déplace souvent, toutes les semaines, parfois tous les mois. Ca dépend.    Je ne sais pas comment l’enclos se déplace. Souvent, quand des amis me rendent visite, on en parle. Ils me demandent où ils sont, si je les ai vus aujourd’hui, s’ils n’ont pas trop froid, vraiment comme si c’étaient mes moutons. En fait j’ai parfois l’impression que ce sont bien mes moutons.

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15 décembre 2010

A écouter ! Lionel Abramovicci, une fiction sonore.

Lionel Abramovici by nadege

 

Tout le monde parle de Lionel. Les témoignages à son sujet se succèdent, se recouvrent, se perdent parfois en bribes. Lionel Abramovicci est un étranger. Il semblerait qu'il soit un homme, roumain, qui menacerait d'arriver, qui finirait par arriver, avec ses bagages et on ne sait pas quoi à l'intérieur... De situations réalistes en univers théâtraux, les paroles se mêlent au reste. Tout le monde parle de Lionel, mais tout le monde semble se raconter...

 


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07 septembre 2010

Le Tapeur, installation, jury 2010.

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Sur les chaises inconfortables, les spectateurs sont absents. La vidéo est une menace fantomatique. On dit une peur blanche, mais la peur doit être celle de celui qui tape.

 

La vidéo. Un horizon vide en couleurs, calme. Un jeune homme en noir, qui tape de son couteau et de sa fourchette sur une surface blanche, une table. Le son est celui d'une batterie.

Quelques chaises blanches face à l'écran. Elles ont toutes un défaut; l'une n'a pas de dossier, l'autre pas d'assise, etc. Elles sont rendues pauvres.

Le Tapeur, en tapant, tente d'intimider le spectateur. Mais le son que l'on entend (caisse de batterie) ne correspond pas aux outils qui frappent (couteau et fourchette). Et le défaut est dévoilé lorsque son off et image sont désynchronisés.

C'est une manière exagérée de dire « j'ai faim », guerrière et grandiloquente, à la manière d'un Don Quichotte. Les conséquences en sont nulles: le paysage vert du « champ de bataille » reste vert et quasiment vide: un horizon et deux ou trois personnages au loin qui n'en finissent pas de traverser doucement le cadre. Seul un oiseau réussit à le franchir.

 


 

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Le tapeur, extrait de la vidéo de l'installation


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